Où trouver les appels d'offres publics
Où les marchés sont publiés selon leur montant, et comment construire une veille qui ne vous noie pas.
Écrit par les consultants d'Asta Partners, qui assurent la veille pour des entreprises dans plusieurs secteurs. Le problème n'est jamais de trouver des marchés : c'est d'en trouver qui vous concernent.
BOAMP, JOUE et profils d'acheteurs
Trois canaux, qui se superposent plus qu'ils ne se remplacent.
- Le profil d'acheteur — la plateforme de dématérialisation de chaque acheteur. C'est là que le dossier de consultation est réellement déposé et que vous remettrez votre offre. Toute consultation y figure, y compris celles qui ne sont publiées nulle part ailleurs.
- Le BOAMP — le Bulletin officiel des annonces des marchés publics, obligatoire à partir de 90 000 € HT. C'est la source la plus exhaustive pour les marchés de taille moyenne.
- Le JOUE — le Journal officiel de l'Union européenne, au-delà des seuils européens. Marchés importants, concurrence élargie.
Quel seuil impose quelle publication
La publicité dépend du montant estimé du marché, et c'est ce qui explique pourquoi une partie de la commande publique reste invisible depuis le BOAMP :
- En dessous de 40 000 € HT — aucune obligation de publicité. L'acheteur consulte qui il veut. Ces marchés se gagnent en étant connu du service acheteur, pas en surveillant les annonces.
- De 40 000 à 90 000 € HT — publicité adaptée, au choix de l'acheteur : son profil, la presse spécialisée, parfois le BOAMP.
- Au-delà de 90 000 € HT — BOAMP ou journal d'annonces légales obligatoire, puis JOUE au-delà des seuils européens.
Conséquence pratique : une veille limitée au BOAMP vous rend aveugle à tout le segment sous 90 000 € — souvent le plus accessible pour une TPE.
Construire une veille utile
Une veille mal paramétrée produit cinquante alertes par jour, dont aucune ne vous concerne. Trois réglages font la différence :
- Les codes CPV. Le vocabulaire commun des marchés publics classe chaque objet. Prenez le temps d'identifier les trois ou quatre codes qui décrivent réellement votre activité — pas la famille entière.
- Le périmètre géographique. Une zone où vous pouvez réellement intervenir, en tenant compte du coût de déplacement des équipes.
- Le montant. Un plancher, pour écarter ce qui ne rentabilise pas une réponse, et un plafond, pour écarter ce que vous ne pouvez pas exécuter.
S'inscrire directement sur les profils d'acheteur des collectivités de votre zone complète utilement le dispositif : vous êtes alerté sur les consultations sans publicité obligatoire.
Les marchés qui ne sont pas publiés
Toute une partie de la commande publique n'apparaît dans aucune veille : les marchés sous 40 000 € HT, les marchés subséquents d'un accord-cadre déjà attribué, et les achats passés via une centrale d'achat.
Pour ceux-là, la voie d'accès est différente : se faire référencer auprès des services acheteurs, candidater aux accords-cadres au moment où ils s'ouvrent, et se rendre identifiable — un acheteur qui doit consulter trois entreprises appelle celles qu'il connaît.
Cette page dit où chercher. Elle ne paramètre pas votre veille : les bons codes CPV pour votre activité, le bon périmètre et les bons seuils se déterminent au cas par cas, et c'est la première chose que nous mettons en place sur une mission.
Demander un devis d'externalisation
Nous prenons la réponse en charge, de la veille au dépôt.